Blog sur le Portugal

Voyages, actualites, histoire, culture, faits divers, images du Portugal, photos, regards sur le monde portugais, à decouvrir ou à redecouvrir.

samedi 25 août 2012

Au pays du vin vert (vinho verde)



En ces jours bien chauds, à  part la clim, il y a plusieurs autres façons de se rafraichir.

La plus « estivale » en Algarve, est peut-être celle de se rendre sur les plages. Visiter les îles de la lagune Ria Formosa serait une solution, avec accès par ferry à partir des villes de Faro , Olhão ou Tavira.
Du côté océan, de grandes étendues de sable doré, l’eau peu profonde et plein de place. 

Des petits poissons curieux viennent nous picorer les pieds, en se demandant qui sont ces intrus qui envahissent leur milieu marin.


En allant au marché, on peut aussi revenir avec de bonnes pastèques qu’on mangera bien fraiches.

Troisième solution, qui peut être complémentaire aux deux autres,  c'est de mettre au frais une bonne bouteille de vin vert.
Le vin vert (vinho verde) est une spécialité portugaise, qui est produit dans le nord-ouest du pays (régions du Minho et Douro), soit à l'autre extrémité du pays.


Le Minho se caractérise par un relief accidenté, au sous-sol granitique, où les vents océaniques envahissent les vallées et les rosées matinales alimentent en fraicheur la végétation luxuriante même pendant l’été.




On connait le vin vert dans l’ensemble du Portugal et à l’étranger plus généralement en blanc, mais il y aussi les rouges et les rosés.

On lui associe des adjectifs tels que léger, jeune, pétillant, rafraichissant, fruité, délicieux.

Voici le lien d’une video promotionnelle avec plein de fraicheur :
http://youtu.be/c1NemIbpw2E

Dans le nord-ouest du Portugal il y a des microclimats qui permettent la culture de plusieurs variétés de cépages de « Vinhos Verdes ».

On trouve ces vignes qui caractérisent la physionomie du paysage, dans les petites propriétés morcelées, où par commodité, on laisse la partie centrale des champs pour les cultures.

Les vignes du vin vert occupent tous les pourtours, sont plantées le long des murs, au bord des chemins, en hauteur ou formant des « latadas », comme des treilles horizontales plus ou moins hautes.
 
A côté des fermes et des maisons de petits agriculteurs, on trouve les "quintas" qui sont des domaines de culture de vignes plus vastes, où les propriétaires habitent dans des solares (manoirs) avec de grands jardins et beaucoup de tradition.  



  Enviado por jorgetavaresmsn em 03/04/2008
J’ai trouvé ces vidéos sur le vin vert et la « Quinta da Aveleda ». Francisco Guedes explique en français comment cela se passe dans le domaine de sa famille.


Enviado por picacom em 05/04/2011

Le nom de vin vert vient du fait qu’on le boit jeune ; à cause du climat, les vendanges se font avant que les raisins soient totalement mûrs.
Etant peu alcoolisé, entre 9º et 10º, il rend « gai sans enivrer », en quantité raisonable bien sûr! Il doit se boire très frais et accompagne les plats de poissons, de fruits de mer, surtout des plats légers, alors bien indiqué pour les jours d’été.
Parfois la tradition n’est plus ce qu’elle était, et je ne sais pas pourquoi, mais on voit maintenant des vins verts affichant un degré d’alcool beaucoup plus élevé. Alors il faut bien lire l’information sur la bouteille pour savoir ce qu’on va boire, car l’effet ne serait plus le même !
On boit du vin vert aussi en apéritif ou avec un bon gâteau dans un goûter pour adultes !
De bonnes informations avec le lien suivant:

dimanche 19 août 2012

La légende des 7 collines de Lisbonne




C’est suite au commentaire de Dédé au sujet du texte «Lisbonne historique"  que j’ai eu l’idée de suivre les traces de la légende des 7 collines de Lisbonne. Alors je me suis mise à lire plusieurs sites qui racontent les évènements qui ont eu lieu il y a pas mal de siècles!  Je suis ainsi tombée sur un blog qui décrit avec beaucoup de détails, l’histoire de l’excès de furie d’une femme qui s’est rendu compte qu’elle avait été trahie. 

Qui. cite “Lenda da Fundação de Lisboa incluído em As Lendas da Nossa Terra por Gentil Marques, 1955, citado por Alexandre de Carvalho Costa em Lendas e Historietas Populares, 1959.” Dans La Légende de la Fondation de Lisbonne inclus dans les Légendes de notre Terre par Marques Gentil, 1955, cité par Alexandre de Carvalho Costa de légendes et historietas populaires, 1959.)









Je ne cherche pas à faire une traduction exacte ou « scientifique » du texte et de l’histoire. C‘est simplement agréable d’écrire un peu sur le merveilleux qui nous est transmis par les légendes et les mythes.   Alors on monte et on redescend!






Alors la légende raconte que dans les temps anciens, à l’emplacement où il y maintenant la ville Lisbonne,  la côte avait le nom d’Ofiusa, qui voulait dire la terre des serpents. Et les serpents aussi avaient une reine, un être étrange moitié femme, moitié serpent, au regard ensorceleur et à la voix douce.
Parfois elle  criait au vent : 
Ceci est mon royaume ! Personne d’autre que moi ne commandera ici. Mes serpents ne laisseraient pas respirer même pas une minute celui qui oserait me défier !



Mais la reine se trompait car un jour, Ulysse, le héros légendaire, échoua sur ces rivages. Une fois à terre, il admira la beauté naturelle de l’endroit et rassemblant ses hommes leur dit :
-  Je construirai ici la plus belle ville du monde à qui je donnerai le nom d’Ulisseia.  
Mais il s’est vite rendu compte des difficultés. Un ennemi invisible tuait  beaucoup de ses hommes qui disparaissaient ou mouraient empoisonnés par les morsures de serpent.



Impuissant devant la mort de ses compagnons, victimes d’une mort étrange, Ulysse désespérait et criait au vent :
-   Par tous les dieux de l’Olympe,  je défie l’ennemi traitre qui se cache dans l’ombre, pour un combat face à face. Montre-toi, je veux te voir !

Mais l’ennemi ne se montra pas et continuait à faire des victimes.
Seul le sifflement des serpents se faisait entendre. Le courageux Ulysse ne savait pas comment combattre quelque chose dont il ignorait la nature.

Alors, saisi par une colère terrible, le guerrier cria encore :
- Ennemi invisible, tu peux tout tenter! Mais je n’abandonnerai pas cette terre avant d’y avoir construit la plus célèbre ville jamais édifiée ! Tu entends ce que je dis ?



Après un terrible silence, de derrière un rocher apparût une femme étrange qui avait quoi que ce soit de serpent.
Très surpris, Ulysse demanda qui elle était. Ce à quoi elle répondit :
-   Je suis la reine de cette terre ! La reine d’Ofiusa, le royaume des serpents !
Ulysse sourit énigmatique, et regarda la femme dans les yeux. Il remarqua sa grâce féline comme celle des serpents, et le discours doux.  


Insinuante, elle le flatta et lui dit qu’elle l’avait attendu des jours et des nuits. Finalement lui avoua que dans son royaume il manquait un roi !





Maintenant Ulysse était prisonnier et sous le charme, la reine des serpents. Elle lui avoua son plan et lui fit comprendre qu’il n’avait pas le choix :Ulysse pourrait construire la ville de ses rêves, mais à condition de vivre là pour toujours.   

Après avoir donné  son accord, les choses changèrent pour Ulysse et pour ses hommes. Il n’y eut plus d’attaques et la ville s’est construite avec ses édifices, rues et jardins.





Mais Ulysse était aussi un aventurier. Il avait la nostalgie de nouvelles aventures.  Impossible d’expliquer cela à la reine des serpents qui l’adorait et le tenait prisonnier. Il lui jurait que son désir était de rester avec elle, mais en même temps cherchait en secret un moyen pour s’échapper.
Ulysse demanda à un de ses compagnons qui avait la même taille que lui, de se déguiser et de se faire passer pour lui en emmenant la reine des serpents en promenade.



La duperie a duré un peu, mais le cœur de la reine des serpents s’inquiétait et elle voulut entendre la voix et regarder dans les yeux celui qui l’accompagnait.
Se rendant compte de la trahison, la femme serpent envoya son venin sur le compagnon d’Ulysse, qui au moment de mourir, avoua que son ami s’était échappé par la mer.  


Prise de furie et en proie à une grande souffrance, la reine voulut rattraper celui qui avait fuit. Elle étirait son corps de serpent qu’elle tordait en vain dans un effort si extraordinaire pour atteindre l’océan que cela provoqua sa mort. 




En résultat, les contorsions de la reine des serpents le long de la ville, ont donné lieu aux vallées et aux cimes qui forment les 7 collines où s’élève la jolie ville de Lisbonne. 



Les sommets des collines de la capitale du Portugal  ont été aménagés avec des belvédères qui permettent d’avoir des vues privilégiées sur la ville et sur le fleuve Tage. 

Ici le belvédère (miradouro)  de São Pedro de Alcântara.




Enviado por camaralisboa em 25/01/2011

dimanche 12 août 2012

Les azulejos de Povoa de Varzim


Fontaine illuminée de Póvoa de Varzim


Póvoa de Varzim est une ville côtière du nord du Portugal, qui appartient au district de Porto. La vie des habitants de cette ville a toujours été associée à la mer. La pêche et le commerce maritime ont été des activités de premier ordre dans l’économie de la «  Póvoa ». 


Sa grande plage que l’on reconnait aux petites tentes bleues rayées, a depuis longtemps été fréquentée par les habitants de la région, qui tous les étés, se dirigent vers ce bord de mer iodée  pour  profiter d’une ou deux semaines de repos et pour se recharger en énergie !


La construction d’un casino a aussi permis de diversifier l’offre touristique, et on trouve plusieurs monuments qui peuvent être visités, ainsi qu’une cuisine traditionnelle et savoureuse  faite de plats à base du bon poisson capturé par les pêcheurs locaux. 


En parcourant l’avenue qui longe la plage, il m’a été donné de voir  vers le port de pêche de la ville, le grand panneau de azulejos fait par Fernando da Silva Gonçalves, un artiste de Póvoa de Varzim, qui rend hommage à sa ville.
Les épisodes de l’histoire de Póvoa de Varzim se déroulent devant nos yeux.
Les différentes embarcations utilisées par les pêcheurs qui allaient pêcher la morue jusqu’en Terre Neuve, 


la longue attente des femmes prostrées sur  l’étendue de sable de la côte du Portugal,
la joie de voir revenir les hommes  sains et saufs,
le désespoir des familles qui craignaient les naufrages,
et des photos des personnages illustres qui ont marqué l’histoire de cette ville. 




J’ai déjà écrit que les azulejos sont une forme d’art au Portugal. Ils embellissent les rues, les maisons ou les eglises. 
Le groupes de folklore sont un autre genre d’art. Il faut que les participants donnent beaucoup de leur temps libre à ces activités de caractère collectif. 
A ce propos, j’ai trouvé la vidéo suivante qui montre la rencontre de groupes folkloriques qui défilent dans l'avenue qui longe la plage de Póvoa de Varzim. 
C’est toujours très agréable de rencontrer ces groupes où on voit les femmes du nord du Portugal qui sont fières de porter les costumes traditionnels mis en valeur par les couleurs vives, les bijoux et les broderies



Publicado em 24/07/2012 por OPoveiro
Merci à l’auteur de la vidéo qui permet le partage


Je profite  pour mentionner les dates de la grande « romaria » de Viana do Castelo, une ville côtière un peu plus au nord de Póvoa de Varzim, dans la région du Minho » qui cette année se déroule du 17 au 20 Août, dédiée à Notre Dame de l’Agonie (Nossa Senhora da Agonia). 

image copiée du site:
http://olharvianadocastelo.blogspot.pt/2012/07/cartaz-e-programa-da-romaria-da-senhora.html

sur le même sujet:



jeudi 2 août 2012

Silves en habit de fete medievale



Ceci vient à propos de la fête médiévale de Silves qui se déroule tous les étés. Cette année elle a lieu ces jours, du 28 Juillet au 5 Août, et reconstitue le passé historique de l’ancienne capitale du royaume musulman de l’Algarve.




Étant située dans la partie centrale de l’Algarve, un peu à l’intérieur, la ville de Silves sera moins visitée que la plupart des villes côtières. 

Cependant je trouve que Silves a assez de charme et mérite bien un détour pour une petite visite tout au long de l’année.









Les habitations ont un petit air d’Algarve « profond ». Les ruelles et places rappellent les civilisations liées à l’Andalousie.



Mais c’est pendant le festival historique que la ville se remplit d’animation. 

Dès 18 heures du soir, les visiteurs affluent pour pouvoir voir passer le défilé du jour. Puis ils envahissent les rues pour assister aux spectacles qui ont lieu dans les différentes places avec des horaires intercalés.

On trouve des tournois à cheval, des spectacles de théâtre, des jeux, des danses, et surtout beaucoup de musique.

Les tournois sont souvent un hommage aux combats entre anciens chevaliers chrétiens et arabes qui, il y a bien des siècles, se sont battus dans cette région du Portugal.



La forteresse qui date de l’occupation musulmane, couronne la colline de la ville et sert de décor à d’autres manifestations du festival.






Publicado em 16/07/2012 por MunicipiodeSilves

Images de la fête médiévale de Silves de 2011
Madame le Maire explique comment fonctionne l'organisation. Ils ont une grande quantité de costumes de l’époque que les visiteurs peuvent louer pour un prix symbolique, et ainsi participer pleinement dans l’ambiance qui règne dans la ville.



Des boutiques d’artisanat, bijoux, souvenirs, confitures, confiseries, s’installent à tous les coins de rue, et elles font aussi partie de l’animation avec leurs étalages colorés. 


Après voir déambulé dans les rues qui recréent la période médiévale, les visiteurs peuvent se diriger vers les bars et buvettes pour étancher leur soif ou apaiser la fatigue de la marche avec une bière, sangria ou un verre de vin. 




Une autre invitation vient des restaurants pittoresques qui proposent à tour de bras, des grillades, salades, et des poulets grillés, des repas plutôt du siècle présent, aux bonnes odeurs bien connues de tous.