Blog sur le Portugal

Voyages, actualites, histoire, culture, faits divers, images du Portugal, photos, regards sur le monde portugais, à decouvrir ou à redecouvrir.

vendredi 29 juillet 2011

Le cheval Lusitanien (cavalo Lusitano) Portugais



Lorsqu'on parcourt le Portugal, il se peut que l’on ait l’opportunité de visiter une foire ou un festival où le cheval « Lusitano »  est présent. C’est alors une démonstration de performance et de talent.

Le nom de la race de ce cheval vient de Lusitanie, une région qui occupait un espace correspondant à une grande partie du Portugal d'aujourd'hui.

Le pur sang Lusitanien est un cheval de selle Portugais, très apprécié par son caractère doux et son intelligence. Dans Wikipedia nous pouvons trouver en français, beaucoup de détails sur l’histoire et les caractéristiques de ce  cheval docile à la silhouette élégante et au port noble.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Lusitanien_(cheval)
Peut-être est-ce pour cela qu'il est connu comme le « cheval des rois » !J'ai trouvé cette vidéo avec de jolies photos du cheval Lusitanien. 


Le Portugal compte un grand nombre d’élevages où les passionnés de "Lusitanos"  trouvent les animaux qui font leur bonheur. De nombreux éleveurs au Portugal et en d’autres pays, forment des champions aussi bien pour les artistes de spectacles que pour les corridas.  
 
 
Le cheval Lusitanien est connu pour sa grande prédisposition pour le dressage et les exercices de haute école.
 

J’ai lu  une opinion que l’interdiction de la mise à mort du taureau dans les arènes du Portugal dès le XVIIe siècle ainsi que l’utilisation de taureaux aux cornes gainées, a enlevé aux corridas portugaises beaucoup de la « grandeur » et effet dramatique qu’il y aurait avant.

L’effet émotionnel a donc été recherché à partir du courage des « toréadors » à pied (forcados) qui affrontent le taureau mains nues, et de l’adresse du cavalier et de son cheval qui exécutent des parades et acrobaties de grande difficulté.

vendredi 22 juillet 2011

Garcia da Orta au temps de l’Inquisition



Les gens de Castelo de Vide nous ont conseillé de visiter une des fontaines de la ville, dont ils paraissent particulièrement fiers. Nous avons trouvé celle qu’on appelle  " fonte da vila" (fontaine de la ville). C’est une jolie fontaine toute en marbre, de forme carrée, avec six piliers qui supportent une toiture.
 
Sur le pilier central en forme de pigne fleurie, on trouve gravées les armoiries du Portugal. La fontaine,  où tout le monde venait s’approvisionner en eau, date de 1500 et est située à l’intérieur du périmètre de la « judiaria » (quartier juif).
 
 
 
 
 
C’est en cette même époque, qu'on situe vers 1500, qui est né dans la ville de Castelo de Vide, le médecin portugais Garcia (Abraham) da Orta ou Garcia da Horta.
Expert dans la description scientifique de certaines maladies comme le choléra, il fut pionnier et l’auteur de la première étude de médecine tropicale.

En remontant dans le temps, on retrouve d’importants faits qui ont influencé le destin de Garcia da Orta et celui de sa famille.


Tout d’abord en 1229 l’époque où l’Inquisition fut instaurée en France e officialisée en 1233 par le Pape Grégoire IX avec un Tribunal d’exception sur lequel le roi avait le pouvoir. Le but était de lutter contre les hérésies, mais surtout de convertir, puis d’éliminer les Cathares et les Vaudois dans le sud de la France.
De nombreux sites décrivent les croyances de ce peuple du sud qui selon les pouvoirs en place, représentait un danger pour la société de l’époque. Voici un des liens : http://www.histoire-france.net/moyen/cathares.html

Les souverains de la Péninsule Ibérique sont vite venus à penser que ce système du tribunal de l’Inquisition, pourrait aussi bien servir pour régler leurs problèmes internes.


Ainsi en 1478 faisant suite à la demande de la reine Isabelle la Catholique qui sollicite l’Inquisition au pape Sixte IV, celui-ci par une bulle papale, crée l’Inquisition espagnole. Les procès seront surtout dirigés contre  les juifs et musulmans convertis mais suspects de continuer secrètement  leurs pratiques religieuses.

1492 voit l’expulsion des juifs décrétée par  Isabelle et Ferdinand d’Aragon.
La plupart fuient vers les pays autour de la méditerranée, mais surtout vers le Portugal (des études parlent d’environ 100.000 personnes) qui viennent augmenter les nombre des habitants des « judiarias » des villes portugaises.

Les parents de Garcia da Orta,  Fernando (Isaac) da Orta e de Leonor Gomes faisaient partie de ces juifs expulsés d’Espagne en 1492, qui se sont installés à Castelo de Vide.


L'église paroissiale de Castelo de Vide

Pendant les années qui suivent, la vie des juifs se poursuit au Portugal, où alternaient des périodes de clémence et de cruauté, suivant les rois au pouvoir et les intérêts économiques.   
Garcia da Horta a pu étudier dans les meilleures écoles et universités du Portugal et d'Espagne. Dans sa ville natale de Castelo de Vide, il  exerça la médecine pendant quelques années avant de partir pour Lisbonne où il devint le médecin du roi.  
Entretemps le roi Manuel du Portugal envisage de se marier avec la fille des rois d’Espagne et « la raison d’État l’importe » : comme condition, la famille royale espagnole lui impose que le Portugal soit libre de tous les juifs.

Le Portugal ne peut se permettre de perdre un si grand nombre de ses habitants, et les conversions forcées au christianisme ont été la solution trouvée par le roi pour respecter son accord avec l’Espagne.   Ce seront les "nouveaux chrétiens" (cristão novos)
En 1531 Jean III successeur du roi Manuel I, obtient du pape l’installation de l’Inquisition au Portugal.
Garcia da Horta s'embarque pour l’Inde. En 1534 il arrive à  Goa qui était la capitale des colonies portugaises d’Asie, où il poursuivra les recherches qui l'ont rendu célèbre. Mais l'Inquisition ne l'oubliera pas!
On peut voir les détails de sa vie en Portraits de médecins

http://www.medarus.org/Medecins/MedecinsTextes/garcia_da_horta.html


Maisons typiques de la ville de Castelo de Vide

dimanche 17 juillet 2011

La « judiaria », quartier juif de Castelo de Vide




Peut-être que ce qui est le plus visité à Castelo de Vide c’est le quartier juif de la ville, qui serait le mieux conservé du Portugal.



Adossé à une colline qui mène aux murailles, le quartier se compose de maisons blanchies à la chaux, des ruelles étroites et pavées, aux rebords fleuris.




Escaliers, portes ogivales, petite synagogue transformée en musée, offrent une agréable promenade dans ce coin du Portugal.




Comme en beaucoup de villes du Portugal, mais aussi en beaucoup d’autres pays d’Europe, il y avait un quartier où les juifs étaient obligés d’habiter. L’ancienne tradition puis la loi voulaient que les habitants vivent séparés suivant leur religion.
 



« Judiaria » était le nom donné au quartier où vivaient les juifs dans les villes portugaises. Il en fut ainsi à Castelo de Vide, ville située dans le nord de l’Alentejo, où la "judiaria" surplombe la ville.



Vue de la ville de Castelo de Vide située en bas du quartier juif


Ville historique, avec ses murailles défensives qui rappellent que la frontière avec l’Espagne n’est pas très loin, Castelo de Vide a aussi des thermes aux eaux médicinales qui étaient déjà utilisées au temps de romains.   


samedi 9 juillet 2011

Un prix pour mon blog Premio Sunshine Award


En premier lieu, je dois remercier Ramon qui m’a décerné le Premio Sunshine Award  qui m’a fait très plaisir ! Ramón a un super blog plein d’informations : VIAJAR@ITALIA tout un programme pour connaître l’Espagne et l’Italie:
 Je m’excuse pour le retard dans la continuation de cette chaîne de l’amitié.

Selon les règles de cette attribution, à mon tour de transmettre ce prix et désigner 12 blogs que j’aime bien. Puis je dois mettre des liens vers les blogs choisis, et je dois avertir les blogueurs en leur laissant un petit mot sur leur blog pour leur dire qu’ils ont reçu le prix.

Voilà, je vais faire de mon mieux, dans la logique que mon « blog sur le Portugal » est surtout consacré aux voyages. Un peu sur moi, pour dire que j’’habite dans le sud du Portugal, j’aime les régions au climat chaud, mais aussi que je me plains de la chaleur du mois d’août, et que je profite de la clim du bureau ! J’ai découvert tout un monde de choses intéressantes dans cette rencontre avec les blogueurs, beaucoup de talent, un grand cœur, et surtout un grand désir de partager leurs expériences et leurs émotions.

Et je citerai les blogs amis pour les inviter à leur tour à offrir le Premio Sunshine Award :

Sur la piste rouge  Mona nous remet en mémoire l’histoire des civilisations amérindiennes et leur lutte pour la survie.
http://clara65.boosterblog.com/  le blog de Clara qui nous invite dans sa région des Pyrénées et nous fait faire de jolis voyages dans les méandres de la langue française.

MOTIVATION-ENERGIE  c’est Mousse avec ses citations au jour le jour qui, mieux qu’un philosophe, nous fait réfléchir sur les situations nous invitant à profiter de la vie !

Mimi du Sud  puis Mimi dont on perçoit la gentillesse et la passion pour sa Provence. J’ai aimé découvrir grâce à elle et à ses photos, plein de jolis coins et beaucoup de douceur de cette région de France

Chippie  je rends regulièrement visite au Blog de Chippie pour voir ses créations.

Ma passion pour la photographie  j’aime bien aussi Dédé toujours prêt à nous envoyer un petit encouragement, qui comme moi aime bien faire des photos de fêtes, et partager cette ambiance.

Promenade dans Lisbonne le blog de Lily que j’accompagne depuis quelques temps et où j’admire les belles photos qu’elle prend à Lisbonne (de vraies cartes postales), une ville que j’aime beaucoup.

http://mesescapades46.over-blog.com/  les Escapades de Nicole très agréables à suivre, avec beaucoup de gentillesse

La cuisine d'Agnes  de temps en temps je prends des idées dans « la cuisine d’Agnès » aux recettes tellement savoureuses. Dommage que le temps me manque pour pouvoir suivre les toutes les illustrations.

Mes peregrinations en photos une autre invitation au voyage que nous fait Méline avec aussi de superbes photos type cartes postales !

Le blogalatil   je nomme aussi le blog de Latil qui nous transporte dans d’autres pays pour d’agréables visites.

Le blog de Jackline  aussi un super blog où Jackline nous décrit ses voyages, en détaillant les descriptions des pays lointains et les émotions du moment.


Amitiés à tous!




jeudi 7 juillet 2011

Les plages en Algarve, sud du Portugal



Pour ce qui est des plages de l’Algarve, province du sud du Portugal, il y en a pour tous les goûts. Avec ses quelques 200 kms de longueur, la côte de l’Algarve offre aux visiteurs une grande diversité de formes.




Si on se rend du côté est, le paysage bordé de dunes dorées  s’étend presque sans relief jusqu’à  la frontière avec l’Espagne. Située ici, Monte Gordo est une station balnéaire avec une  longue plage de sable fin, et un grand choix d’hôtels, bars, restaurants et commerces, casino et animation variée.
 

Près de l’historique ville de Tavira, c’est l’univers lagunaire qui commence. Iles et ilots servent de barrière entre les vagues de l’océan et la lagune Ria Formosa.
Les plages des îles  gardent la quiétude des lieux peu divulgués.    

 

Bateaux, petit train, ponts, permettent l’accès aux îles, à partir de plusieurs villes côtières.

(du Net by bray868)

Un autre type de plages fait son apparition dans la zone centrale de l’Algarve près de Quinta do Lago, cette fois abritées par des falaises colorées comme à Vale do Lobo, où les golfeurs testent leur habilité d'une falaise à l'autre.  Le trou no. 16 est particuliérement renommé.



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A partir de Vilamoura, les falaises aux nuances ocre et rouge sont plus proéminenentes.
C’est pour cela que cette plage s’appelle « Falésia ». A admirer les jolis contrastes avec les couleurs de l’Atlantique.  



 

Cette côte rocheuse se poursuivra tout au long de la partie ouest de l’Algarve. Cela devient une suite de longues plages,  de petites criques  ou de grottes marines aux reflets émeraude.

  


La mer se peuple de rochers sculptés par l’érosion. On y trouve des baies, des caps et des promontoires, comme à Sagres.


Bonne visite !

Voir aussi mon message promenade en bord de mer hors saison

vendredi 1 juillet 2011

Evora, ville musee et capitale en Alentejo



Rue typique d'Evora
 Il y a des articles qui divisent cette ville en trois parties, l’Évora romaine, médiévale, contemporaine. Mais il y en d’autres, qui citent par exemple l’Evora des menhirs, ou l’Evora musulmane. De ce fait tous les styles se côtoient et lui confèrent une grande richesse, culturelle surtout à son centre historique. J'ai trouvé cette video de presentation sur youtube (merci à l'auteur)


Évora a été classée au patrimoine mondial de l’Unesco en 1986. 
Photo do Temple de Diane

À Évora chaque pan de mur raconte sa propre histoire.
Au centre-ville le regard est rapidement attiré par le monument ex-libris, celui qu’on appelle habituellement le Temple de Diane.
On date l’occupation humaine à la préhistoire à cause des nombreux monuments mégalithiques qui se trouvent à proximité, Mais ce seront les romains qui, au 1er siècle avant Jésus Christ, ont développé Évora en tant que ville avec son forum, temple, théâtre, thermes, etc. et qui lui ont aussi attribué le nom.
Sous les Lusitaniens, Eburobrittiu, la ville devient  Ebora Cerealis (en l’honneur de César) pendant la République Romaine, ce qui donnera plus tard Évora.  
Avec le démembrement de l’empire romain, Evora devint wisigothe.
L’occupation arabe lui vaudra une partie des murailles qui entourent la ville.
Le premier roi du Portugal la reprend aux arabes et Evora est à nouveau chrétienne. Voici un site qui nous offre une visite virtuelle de la cathédrale en 360º avec le mouvement de la souris : http://www.360portugal.com/Distritos.QTVR/Evora.VR/vilas.cidades/Evora/Catedral1.html
La construction de l’énorme cathédrale d’Évora commença en 1183 et se poursuivit jusqu’en 1308, y incorporant le début du gothique et deux grandes tours médiévales.
Le portail principal présente des sculptures en marbre du XIVe siècle représentant les apôtres.


Plusieurs styles ont été rajoutés aux cours des siècles, d’autres chapelles et des décorations en marbre et en « talha dourada » 

Photo de l'entrée de la cathédrale

Églises, palais, musées, couvents transformés en lieux d’hébergement, il en faut assez de temps pour découvrir tous les trésors culturels qu’Évora peut offrir aux visiteurs de la capitale du (Bas) Alentejo. 






Fenêtres manuelines a Evora







Melanges de styles